Journal bi-mensuel édité par le PCF 82

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jeudi 30 octobre 2014

Le Tarn et Garonne se donne deux sénateurs de droite

Nouvelles 82 n°452 du 8 octobre 2014

Le résultat de l’élection sénatoriale du 28 septembre en a surpris plus d’un. D’abord l’élection d’Yvon Colin dès le premier tour. Après trois mandats réalisés grâce aux radicaux de gauche et à son président Jean- Michel Baylet, il a été élu dimanche par la complicité de l’UMP dont il a fait allégeance. Ainsi rejoint-il, les Morin et Deville qui avant lui avaient eux aussi retourné leur veste. La victoire Brigitte Barèges sur ces élections a été complétée par l’élection de François Bonhomme, le maire UMP de Caussade. Les défaites de la gauche aux municipales, et surtout la politique de renoncement du gouvernement hollande dont Jean-Michel Baylet a toujours affirmé son soutien, sont la principale raison de l’échec de la gauche. Comment les électeurs de gauche pourraient-ils se mobiliser derrière un gouvernement qui accorde des cadeaux aux plus nantis tout en imposant l’austérité au peuple, étrangle financièrement les communes, ne respecte pratiquement aucun engagement pris lors de la campagne électorale ? C’est la et nulle part ailleurs qu’il convient de chercher les raisons de l’échec de la gauche aux sénatoriales, en Tarn et Garonne, mais aussi dans toute la France.
Les candidats du front de gauche, Marie Claude Bouyssi et David Pellicer, ont réuni les voix de 34 grands électeurs. Un score honorable compte tenu de l’implantation du front de gauche. Pour le deuxième tour le front de gauche a décidé de ne pas maintenir leurs candidatures, estimant que les profondes divergences qui nous opposent à la gauche gouvernementale n’étaient pas une raison d’ouvrir un boulevard au candidat UMP François Bonhomme.
Après ce troisième échec électoral qui va malheureusement en appeler d’autres si rien ne bouge, toute la gauche est à nouveau au pied du mur. Plus que jamais, le rassemblement de tous ceux qui à gauche refusent de cautionner la politique d’austérité du gouvernement Hollande, est indispensable. Car le gouvernement doit changer de cap, sans quoi, la droite confirmera lors des futures échéances le coup d’essai victorieux du 28 septembre.
André GREDER

mercredi 29 octobre 2014

Une du numéro 451


Ce numéro est disponible au 68 rue de la République à Montauban. Prix : 1 euro
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Les boucs émissaires de Brigitte Barèges

Nouvelles 82 n°451 du 24 septembre 2014 
 
Brigitte Barèges s'en est honteusement pris aux enfants des familles demandeuses d'asile, parlant de « concentration » dans les écoles, du préjudice qu'ils provoqueraient pour la qualité des apprentissages des enfants des « montalbanais de souche », provoquant ainsi une vague d'indignation des partis politiques et des associations qui connaissent et aident ces familles.
Ne nous y trompons pas, le vocabulaire employé n'est pas le fait du hasard, ni d'une maladresse de langage. Car Mme Barèges est coutumière de ces formules sorties en droite ligne des éléments de langage du Front National. Rappelons « la préférence nationale » contre le chômage la déclaration selon laquelle elle serait « ravie » que Mme Le Pen arrive à l'assemblée nationale.
De plus, fuyant ses propres responsabilités, elle a mis en cause le Directeur Académique des Services d'Education pour l'inscription d'office de ces enfants, l'association AMAR dont le militantisme et la qualité des prestations aboutiraient à « une immigration massive sur Montauban » , et le Préfet de Région qui « ne répartirait pas équitablement ces familles sur les huit départements »!!!Rien que ça !!!

Alors rappelons quelques vérités.
Si l'Académie a dû scolariser d'office et après la rentrée les 11 enfants qui ne l'étaient toujours pas, c'est sur ordre du Préfet après que ce dernier eut constaté le non-respect de la loi par Mme Barèges qui lui fait obligation de scolariser avec des droits égaux tous les enfants de la commune.
Si les écoles manquent de places d'accueil, c'est parce que malgré une augmentation rapide de la population scolaire, Mme Barèges n'a pas lancé le grand plan de constructions scolaires nécessaires et reste très en dessous des besoins.
Si l'association AMAR accueille ces familles envoyées de toute la France, c'est que l’État lui a délégué cette mission, pour un nombre de places limitées, avec des durées d'accompagnement dont l'Etat est seul responsable. Durant cette période d’accueil, dans une démarche d'intégration, ces familles scolarisent leurs enfants !
Quant au Préfet de région, il appréciera. !
 Alors de grâce, faisons cesser cette situation qui se reproduit à chaque rentrée scolaire, pour la plus grande honte de la plupart des habitants de cette ville qui ne supportent pas de voir les enfants, quels qu'ils soient, pris en boucs émissaires de dogmes politiques de droite, voire d’extrême droite.
Dans ce contexte, le dévouement de tous les accompagnants de ces familles, bénévoles ou professionnels fait chaud au cœur des « montalbanais tout court » qui sont de souches diverses, et c'est tant mieux.
Danièle PETIT

jeudi 18 septembre 2014

Une du numéro 450

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Elections sénatoriales du 28 septembre

Nouvelles 82 n°450 du 10 septembre 2014 

Après avoir fait mine de présenter un candidat pour ces élections, le PS a plié les gaules et se rangera derrière les candidatures du PRG ( Jean-Michel Baylet et Francis Labruyere) au nom du respect des accords entre les deux formations. La droite UMP présente François Bonhomme. Mais il se dit qu’elle ferait voter en sous-main pour Yvon Colin (ex PRG en dissidence avec JM Baylet) juste pour tenter de déstabiliser ce dernier et enlever aux radicaux un des deux sièges de sénateurs qu’ils détenaient jusque-là. Époustouflant ! Les verts présentent Annie Bonnefond avec pour suppléant Alain Jean.
 

Le Front de gauche présenta le tandem Marie Claude Bouyssi et David Pellicer. Avec pour objectif d’inviter les grands électeurs à faire un choix entre ceux qui, de droite comme de gauche, sont favorables aux politiques d’austérité et ceux qui pensent qu’une alternative est possible, qu’une autre répartition des richesses est possible comme le préconise le front de gauche. Les candidats du front de gauche refusent l’étranglement financier des collectivités locales qui nuit au développement de nos communes et à leur action de solidarité, Alors que les dividendes versés aux actionnaires ne cessent d’augmenter !
 

Dans le courrier qu’ils ont adressé aux grands électeurs, ils affirment notamment : « Nous vous proposons de mettre en avant le développement des services publics, facteur d’égalité entre les citoyens(es): École Publique, Hôpital, Gendarmerie et Police, La Poste, Municipalisation de l’Eau, transports …
 

Nous voulons dans le cadre d’une VIème République, le maintien des élu(e)s de proximité que sont les conseillers municipaux et dont les compétences sont de plus en plus absorbées par les intercommunalités, puis plus tard par les métropoles. Nous sommes aussi pour un véritable statut de l’élu(e) qui permette à toutes et à tous de pouvoir exercer un mandat en toute sérénité …et sans que cela devienne un mandat à vie !!! »

Avec le front de gauche, c’est une voix antilibérale qui va se faire entendre lors de ces élections. C’est là l’originalité des candidatures de MC Bouyssi et de David Pellicer.
André GREDER

mardi 2 septembre 2014

Une du numéro 449


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Fuir et survivre

Nouvelles 82 n°449 du 27 août 2014

C’est le récit d’Émilie BRAUN-MELCHIOR dans cet ouvrage publié par les Presses de l’Université de Limoges (Pulim) : une vie (1) dans la fuite, dans l’émigration d’Allemagne en France et de France en Israël.
Elle naît à Hambourg, sur les bords de l’Elbe, en 1897, au sein d’une famille de la grande bourgeoisie juive allemande descendant des marranes, ces juifs ayant fui l’Inquisition en Espagne. La mère avait été élevée dans la religion protestante… Un haut niveau de culture règne dans la famille comme en témoigne la lettre de Birgitte Melchior reçue par l’arrière grand-père. Portraits de famille, anecdote et scène du début du XXème siècle révèlent l’enfance et la vie d’une certaine jeunesse allemandes avec l’école, l’éducation, les activités comme le cheval. Un jour d’exercice au manège permet d’évoquer le portrait d’un ami de l’Empereur, homme influent d’Hambourg, qui intervint auprès de celui-ci pour qu’il n’y ait pas la guerre, celle 1914. C’est aussi l’apprentissage du français avec Marie la gouvernante originaire de Cherbourg. À douze ans, Émilie est parfaitement bilingue et nous raconte son voyage en France en passant par une escale anglaise. Un séjour dans la famille de Marie, la découverte de la région en ce début du XXème siècle…
La guerre survient : son père est convaincu de l’inéluctabilité de la défaite allemande… C’est le temps de l’hiver difficile, des privations et Marie devient aide-ménagère après le baccalauréat, du remariage de son père avec Elsa, des souvenirs d’Hambourg aux rues peu sûres… Elle devient étudiante à l’université d’Heildeberg se cherche entre athéisme, luthéranisme et judaïsme, nous fait part de ce que devinrent certains professeurs pendant le nazisme. La montée de celui-ci : en septembre 1930, il obtient 18,3 % des voix… « Le point de vue « Il faut que cela change » est révélateur d’un état d’esprit. Il est des pages significatives.. » La chasse aux opposants, notamment les communistes, commença ». La tension monte… son « mari sentit que le sol brûlait sous mes pieds ». La décision est prise : quitter l’Allemagne, aller à Paris où ils s’installent en 1933.
La seconde guerre mondiale les y rattrape et « l’attitude de la France à l’égard des immigrés juifs changea brusquement, quand le soi-disant traité de rapprochement fut conclu avec l’Allemagne de Hitler »…
L’invasion vient, l’occupation, le Vel d’Hiv, les camps (Gurs, St-Cyprien), l’assignation à Olette, l’errance en Tarn-et-Garonne à Montalzat, Molières, Montpezat, les contacts avec la Résistance à Mouillac… Montauban et la Libération. Qu’est devenue la famille ?
Quelques années plus tard elle émigre en Israël. C’est un récit qui renferme de nombreuses anecdotes concernant la vie de famille, les événements. Un témoignage de qualité accompagné de nombreuses photos.
 
Michel VEYRES

« Trois pays, deux guerres…  une femme dans la tourmente ». Émilie BRAUN-MELCHIOR. Ed. Pulim (Presses Universitaires de Limoges) – 2011 (287 p. – 25 euros)

N.B : Il n’est pas inutile de noter qu’Émilie (femme courageuse) « a toujours été opposée à la politique israélienne d’occupation des territoires palestiniens.. »