Journal bi-mensuel édité par le PCF 82

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samedi 5 novembre 2016

Pour la gratuité des transports scolaires

Nouvelles 82 n°498 du 19 octobre 2016

Les 14 500 élèves du département, de la maternelle à la terminale, sont transportés chaque jour par plus de 260 autobus affrétés par 26 entreprises qui effectuent près de 300 circuits. De plus, 189 enfants en situation de handicap sont pris en charge par 58 services adaptés.

Pour assurer le transport scolaire, le Conseil Départemental a prévu un budget prévisionnel annuel de 13,5 millions d'€, et, depuis 2001, il en a investi 2,1 millions pour l'aménagement, la signalisation et la sécurisation des points d'arrêt, ainsi que la distribution gratuite depuis 2010 de 25.000 gilets fluo aux jeunes usagers. Néanmoins, une part du coût, soit 92 € annuels par enfant, est laissée à la charge des familles ou des communes, celles-ci, suivant le cas, facturant tout ou partie aux parents, sans condition de ressources. Pourtant, la gratuité du transport scolaire est une partie intégrante indispensable au service public de l’Éducation nationale afin d’éviter qu’aux inégalités sociales s’ajoute une inégalité financière.

En application de la loi « NOTRe », ce service passera dans le giron de la région, si bien que 2017 sera une année de transition, chaque Conseil Départemental devra assumer encore ses obligations antérieures en appliquant ses propres critères en vigueur, différents d'un territoire à l'autre. Cette période sera mise à profit par le Conseil Régional pour définir une ligne de conduite concernant ces dessertes, avec comme réflexions prioritaires l'articulation entre déplacements par car ou par TER et la question de l'harmonisation, et d'abord des tarifs, sur toute l'Occitanie, sachant que l'application de la gratuité est une revendication des associations de parents ! 

Guy Jamme

lundi 25 janvier 2016

COLLEGES : une réforme en trompe l’œil... ! 

Nouvelles 82 n°481 du 20 janvier 2016 

Dans son discours du 11 mars 2015, Najat Vallaud Belkacem, Ministre de l’Éducation Nationale avait estimé que le collège : « aggrave la difficulté scolaire», et nécessitait une réforme.
On ne peut toutefois oublier les grandes réussites du collège :

  • 75% de nos élèves y apprennent bien. Pour autant nous ne pouvons pas nous satisfaire des 25% d’élèves en difficulté. 
  • Les résultats des filles ne cessent de progresser.
  • Les élèves de SEGPA sont de plus en plus nombreux à intégrer les lycées professionnels.
  • Les élèves handicapés y sont de mieux en mieux intégrés.
On ne peut non plus faire l’impasse sur les années de coupes budgétaires sous N. Sarkozy (suppression de 80 000 postes, suppression des IUFM sans structure de remplacement…). Il faut savoir que le budget de l’éducation ne représentait plus que 20% du budget de l’Etat en 2012 contre 28% en 2007.

Cette réforme permettra-t-elle la réussite de toutes et tous en proposant :

  • L’interdisciplinarité (EPI ou Enseignement Pratique Interdisciplinaire) au détriment de l’enseignement approfondi dans chaque matière. 
  • La possibilité de moduler les horaires selon les niveaux de classes créant la concurrence entre les disciplines (jusqu’à 20% du temps d’enseignement).
  • Le renforcement de l’autonomie des établissements qui instaure une inégalité de traitement de l’enseignement sur l’ensemble du territoire.

Il est impossible de réussir les réformes tant attendues sans dégager les moyens financiers adéquats. La lutte contre les inégalités et la cohésion sociale doivent régir le « vivre mieux ».
L’Ecole de la république ne peut se satisfaire du corset mortifère de l’austérité. Sur les 60 000 postes d’enseignants promis par F. Hollande, seulement 4000 ont été réellement pourvus.
Que VIVE l’ECOLE de la REPUBLIQUE, elle doit se recentrer sur ces valeurs fondamentales qui sont :
La LIBERTE d’enseigner et non le formatage des professionnels de l’Education, L’EGALITE de traitement de tous les élèves, y compris ceux qui ont des difficultés, La FRATERNITE sociale en refusant les conséquences désastreuses d’une Ecole à deux vitesses.
Pour toutes ces raisons, les enseignants seront dans la rue le 26 janvier.

Jean–Paul POITOU

jeudi 1 mars 2012

L’école primaire et maternelle a besoin de 100 postes


Nouvelles 82 n°392 du 9 février 2012 

L'analyse sociologique du département, fait ressortir comme on le sait bien hélas la précarité et parfois même la pauvreté d'une grande partie de la population, dans les villes comme dans les campagnes. Ce qui n'est pas sans retentissement sur les besoins de l'école: taux de redoublement record (près de 20%), plus de 700 élèves en difficulté, les 6 circonscriptions du 82 qui font partie des 15 plus faibles de l'Académie en terme de résultats scolaires, conséquences de la pénurie de moyens qui entraîne le sureffectif dans les classes, la perte des RASED, le quasi arrêt de la scolarisation à 2 ans.

L'étude chiffrée:
En se basant sur la moyenne admise par l'administration (26 en primaire, 28 en maternelle), le collectif « Un Pays-Une école-Un avenir » arrive à un besoin de 46,25 postes. Mais si on se base sur une moyenne souhaitable de 25 élèves par classe, ce sont 49 postes de plus qui sont nécessaires! Soit un total de près de 96 postes! A comparer avec les 3 postes octroyés.

Rien qu'à Montauban, 28 écoles ont une moyenne supérieure à 25, 7 sont en situation d'ouverture dès cette rentrée mais n'ont pas les locaux. Les besoins vont être énormes dans les années à venir, et une seule classe sera construite l'année prochaine!

La tâche va être immense, quantitativement et qualitativement, pour redonner à l'école publique les moyens de sa mission: former les citoyens de demain.

samedi 26 février 2011

Carte scolaire : Inquiétudes et mécontentement sont de rigueur

Nouvelles 82 n°370 du 23 février 2011

La rigueur, parlons-en ! Pas celle qui soutiendrait la qualité d’un travail accompli dans l’intérêt des élèves, pour obtenir le meilleur enseignement pour tous. Non ! La rigueur dont on parle, c’est celle d’une machine à calculer qui s’abat froidement sur le système éducatif public pour décider de la disparition d’une classe, de maîtres de soutien, d’intervenants en langue étrangère, et beaucoup plus rarement, de créations de postes. Et les spécificités des territoires (ruralité, zones difficiles…) dans tout ça ? Elles ont bien peu d’importance quand les coupes sombres doivent passer en force. Plus de 60 000 postes « récupérés » en quatre ans, 17 000 encore l’an prochain, cela ne peut aboutir qu’à une politique bâtie à la hache, bien loin du travail de dentellière dont auraient besoin nos jeunes en difficulté scolaire, nos territoires excentrés, nos collèges soit disant pour tous, nos lycées minés par les réformes…
Le Tarn et Garonne n’échappe pas à la faucheuse malgré les apparences, car 14 postes pour 555 élèves supplémentaires, cela implique de rechercher plus de 20 fermetures pour ouvrir dans les écoles où les effectifs explosent.
On arrive à des situations où la moyenne après fermeture se situera au delà des 25 élèves par classe en primaire, avec des classes à deux, voire trois niveaux, accueillant malgré tout des enfants en situation de handicap, ou non francophones. Et ce service sera effectué souvent par de jeunes enseignants qui n’auront quasi aucune formation pratique, sans moyens pour la formation continue, pour le remplacement des congés maladie et parfois maternité, pour l’aide à la direction d’école, ou l’accompagnement des enfants handicapés, sous payés par rapport à leur niveau de formation à BAC + 5, mais sur lesquels on fera peser la responsabilité des 15% d’enfants entrant au collège sans maîtriser les savoirs de base, et des 150 000 jeunes sortant du système scolaire sans diplôme ni formation.
Trop, c’est trop ! Et on voit bien où le gouvernement veut en venir : une école publique au rabais pour le bas peuple, et un système d’enseignement privé toujours plus florissant pour assurer la reproduction des élites, comme en Angleterre ou aux Etats Unis ! La crise et la dette publique servent opportunément à ce pouvoir ultra-libéral pour réaliser enfin son projet dogmatique ! Nous devrons lutter pied à pied pour défendre notre école républicaine, à laquelle certains ingrats du pouvoir n’ont même pas l’honnêteté de reconnaître qu’ils doivent tout ce qu’ils sont.
Danièle PETIT