Journal bi-mensuel édité par le PCF 82

Journal bi-mensuel édité par le PCF 82

vendredi 12 juin 2015

Une du numéro 468


Ce numéro est disponible au 68 rue de la République à Montauban. Prix : 1 euro
Il est également possible de s’abonner au journal en écrivant à la même adresse


Palestine ou l’apartheid qui ne dit pas son nom

Nouvelles 82 n°468 du 3 juin 2015

L’Association France Palestine 82 propose au travers de séjour en Palestine de découvrir la réalité quotidienne de ce que vit ce pays. Un groupe de 12 personnes vient faire ce voyage riche de rencontres et d’émotions.

 Il ne peut être relaté en quelques lignes tout ce qui a été vu et entendu : Bil’In et sa manifestation hebdomadaire pour récupérer leurs terres, Dheisheh, le camp de réfugiés où vivent encore plus de 10 000 personnes dans des conditions difficiles (s’il fallait ne prendre qu’un exemple : Israël contrôle et délivre l’eau pour le camp 24h par mois), l’Association « Stop the Wall » qui essaye de rassembler tous les mouvements citoyens Palestiniens et prône une résistance populaire dédouanée de l’autorité palestinienne. Je ne peux citer ici toutes les autres rencontres mais une parmi elle m’a touchée. L’association de défense pour les droits des enfants (DCI) créée en 1995 pour aider les enfants détenus dans les prisons sionistes sans aucun cadre légal. Le chiffre est édifiant : 297 enfants en 2014 sont détenus par Israël au motif de la sécurité du pays. Et oui, ces enfants ont gravement mis en péril l’armée par des jets de pierre mais bien souvent sans aucune preuve. Ces enfants sont arrêtés sur le chemin de l’école ou chez eux et l’on imagine aisément les traumatismes qui peuvent en découler. Au cours de leur emprisonnement, ils subiront l’isolement, la violence physique et depuis peu l’Association DCI note également des agressions sexuelles. Les enfants ne connaissant pas leurs droits sont interrogés seuls sans avocat pour les aider. Depuis 2014, une loi Israélienne permet de condamner jusqu’à 20 ans d’emprisonnement des mineurs (à partir de 12 ans) pour jet de pierre. Que de colère en écoutant les intervenants.
 
Monsieur Hollande comment avec vous pu laisser Benjamin Netanyahu défiler à vos côtés à la manifestation «je suis Charlie », parce que tout comme l’ensemble de la communauté internationale vous savez… et vous vous taisez !
 
A partir de septembre, notre groupe témoignera de ce voyage par des soirées débats.

Kathy Philippe

lundi 25 mai 2015

Une du numéro 467


Ce numéro est disponible au 68 rue de la République à Montauban. Prix : 1 euro
Il est également possible de s’abonner au journal en écrivant à la même adresse

Vote des femmes : Un droit qui ne date que de 70 ans

Nouvelles 82 n°467 du 20 mai 2015

Le 23 mars 1944 à Alger l’Assemblée Consultative adopte le principe du droit de vote des femmes, mesure vivement soutenue en son sein par le représentant du PCF Fernand Grenier. S'en suit, le 21 avril, l'ordonnance de Gaulle qui stipule: «Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes».


Certes, sous l'Ancien régime, les veuves dotées d'un fief et les mères abbesses ont pu voter aux États Généraux. Certes, en 1790, Condorcet se prononçait pour le vote des femmes. Certes, en 1791, Olympe de Gouges publiait la Déclaration des droits de la Femme et de la Citoyenne… Mais, alors que les hommes obtiennent le droit de vote universel en 1848, celui des femmes tarde à venir. Ainsi, le 30 juillet 1936, la Chambre des députés se prononce pour la 6ème fois à l'unanimité en sa faveur, mais le Sénat ne donnera jamais suite. Malgré tout, le Front Populaire nomme trois femmes au gouvernement dont Irène Joliot-Curie, sympathisante du PCF, Prix Nobel de chimie et militante pour l’égalité des sexes.
 

Le 5 octobre 1944, le Gouvernement provisoire de la République valide l'ordonnance de de Gaulle et pour la première fois les électrices se rendront aux urnes le 29 avril 1945 pour les élections municipales puis le 21 octobre pour désigner 586 députés à l’Assemblée Constituante où 33 d'entre elles siégeront (dont 17 communistes !).
 
Ce n'est qu'en 2012 que le gouvernement Ayrault sera composé à parité des sexes. Mais actuellement, le Parlement ne compte qu'un quart d'élues, ce qui place la France au 34e rang mondial et au 9e européen. Et malgré l'égalité obtenue par le biais des binômes au sein des nouveaux Conseils départementaux, les hommes en président 90 %. Evelyne Jean-Baylet, fut la première femme à diriger un Conseil Général en France, celui du Tarn et Garonne, de 1970 à 1982.
Guy Jamme

dimanche 10 mai 2015

Une du numéro 466


Ce numéro est disponible au 68 rue de la République à Montauban. Prix : 1 euro
Il est également possible de s’abonner au journal en écrivant à la même adresse

L’édito d’Alain Raynal - L'insulte

Nouvelles 82 n°466 du 4 mai 2015

A l'écoute ce dimanche 19 avril des propos de François Hollande osant comparer le discours du FN de Le Pen à un tract du PCF des années 70, je me suis senti profondément insulté.
Responsable départemental du PCF en Tarn-et-Garonne dans ces années là et quelques autres qui suivirent, je veux témoigner de l'engagement collectif, solidaire et militant au sens le plus noble du terme des communistes pour un monde de progrès et de justice.
Je me souviens des milliers de tracts distribués et des centaines d'escaliers gravis au porte-à-porte dans les cités de Montauban pour proposer de s'unir et de se mobiliser sur le contenu inédit d'un programme de gauche dont nous avions tout fait pour qu'il soit commun. Pour son actualisation, pour de meilleurs salaires, pour des nationalisations.
Je n'oublie pas l'action de mes camarades paysans pour une Europe des peuples et de la coopération et non celle de « la concurrence libre et non faussée » que préconisaient déjà la droite et les dirigeants socialistes de l'époque.
Me reviennent encore en mémoire des initiatives solidaires aux portes d'entreprises contre les licenciements et les fermetures.
Par cette lamentable provocation, c'est tout cela que Hollande cherche à rayer des mémoires afin d'imposer l'idée que hors de l'austérité et du libéralisme destructeur il n'y a pas aujourd'hui d'autres choix possibles à gauche.
Rien ne peut nous détournera de l'essentiel. A savoir rassembler et rassembler encore toutes les bonnes volontés, politiques, écologistes, citoyennes qui refusent cette austérité et cette fatalité.

Alain Raynal

lundi 27 avril 2015

Une du numéro 465


Ce numéro est disponible au 68 rue de la République à Montauban. Prix : 1 euro
Il est également possible de s’abonner au journal en écrivant à la même adresse