Journal bi-mensuel édité par le PCF 82

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mardi 11 octobre 2016

L’édito de Philippe Joyeux

Nouvelles 82 n°497 du 5 octobre 2016

« Aujourd'hui, l'affirmation de la paix est le plus grand des combats ». J Jaurès janvier 1914.

Dans un monde où le libéralisme est de plus en plus puissant et dévastateur, où certains dirigeants veulent dominer le monde, les guerres se multiplient, les humiliations des peuples sont croissantes et la barbarie progresse.
Aujourd’hui, les dirigeants des premières puissances mondiales parlent de « lutte contre le terrorisme » mais plus de guerre c’est « politiquement plus correct ». Ils emploient toujours les mêmes méthodes, à commencer par des interventions militaires et des occupations de territoires.
 Il est urgent d’inverser cette logique de guerre, d’arrêter l'augmentation incessante de dépenses militaires et de mettre fin aux commerce de l'armement qui en 2012 représentait 73,5 milliard de dollars et pourrait même doubler d’ici 2020 !
Nous ne devons pas nous réjouir comme le fait J- Y Le Drian: « Sans les exportations d'armement le déficit commercial de la France, sur la période 2008-2013, aurait été de 5 à 8 points plus élevé chaque année ». Ce qui nous place dans les 5 premiers exportateurs mondiaux d’armement l !
L’armement vendu à la Turquie d'Erdogan a servi à réprimer les manifestants de la place Taksim ; en Israël c’est contre les palestiniens, en Arabie Saoudite pour bombarder les populations civiles au Yémen … Ce n'est pas en armant les états que la paix peut s'installer bien au contraire !
Pour cela, il faut construire ensemble une culture de paix dans un monde de solidarité, de justice et de fraternité. Il faut impulser d'autres politiques fondées sur le développement, la coopération et la solidarité avec pour objectif l'éradication de la pauvreté. Ce dont nos peuples ont le plus besoin c'est d'égalité, de développement et d’éducation, de partage des ressources et des richesses, de démocratie.
Il faut œuvrer pour un traité international d’interdiction et d’élimination des armes nucléaires.
Pour cela, des milliers de personnes ont marché dans les rues ce 21 septembre dans le cadre de la journée mondiale de la paix. Mettre fin aux guerres, c'est aussi mettre fin aux crises des réfugiés.
On ne peut conclure que par ces mots de J Prévert : « quelle connerie la guerre ».


jeudi 6 octobre 2016

Une du numéro 496


Ce numéro est disponible au 68 rue de la République à Montauban. Prix : 1 euro
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Influenza aviaire

Nouvelles 82 n°496 du 21 septembre 2016

En 2006 se produit le premier épisode de l’influenza aviaire. En janvier 2016 le ministère de l’agriculture a pris la décision d’instaurer un vide sanitaire prolongé dans le sud-ouest pour lutter contre un risque l’influenza aviaire qui touche les élevages de palmipèdes.
Un entretien avec Joëlle et Christian Clavieres, producteur ; ils expriment leurs inquiétudes et les conséquences des exigences sanitaires pour les producteurs indépendants.


«  Pour l’instant les contrôles attestent notre exploitation est saine et répond aux exigences sanitaire » déclarent  Joëlle et Christian. « Ce qui nous inquiète c’est le risque d’un nouvel épisode d’influenza, les producteurs peuvent être soumis à une nouvelle campagne d’abattage massif.

Les nouvelles dispositions nous laissent 2 ans pour la mise en conformité. Les investissements nécessaires seront de l’ordre de 150.000 euros minimum en plus des investissements déjà en court.

Les normes qui vont s’imposer vont favoriser l’implantation « les fermes au 10000 canards »

Seuls ceux qui disposent de ressources financière importantes pourront exister. »

« Nous ne sommes pas contre les normes, la sécurité alimentaire est pour nous une préoccupation majeure, mais elles doivent être les mêmes pour tous et partout en Europe. Certains groupes agro-alimentaires n’hésitent pas à faire gaver dans les pays de l’est. Il y a une chape de plomb sur les conditions sanitaires dans ces pays. Le sud-ouest est concerné, mais pas le Bretagne, ni la Vendée, ni même l’Espagne ou sont implantés des producteurs à 3km de la frontière qui ne sont pas soumis à ces exigences sanitaires, ça nous fait penser à Tchernobyl !

Économiquement l’ensemble des petites exploitations indépendantes représente aujourd’hui une concurrence non négligeable pour les industriels.

La sécurité alimentaire ne deviendrait elle pas aussi le prétexte pour faire disparaitre les petits élevages ? Pourtant Les consommateurs sont aujourd’hui en faveur des circuits courts et d’une production de proximité de qualité.

Au départ le but de faire de l’élevage n’était pas seulement pour nous de vivre de notre travail, mais c’était avant tout une passion pour ce métier.

Nous avons fait le choix de nous inscrire dans une production artisanale en respectant les règles qui permettent de faire des produits de qualité, nous gavons seulement pendant la période du froid jamais l’été.

On a toujours eu la conviction d’être dans le juste, le vrai, le bon, le traditionnel, maintenant avec tout ce que l’on nous impose nous avons l’impression que tout ce que l’on a fait c’est mal, que l’on ne sait pas travailler, c’est comme un échec.

Demain tout peut s’arrêter, il est impossible de faire des projets, on vit dans l’incertitude. »

Recueilli par Jean-Luc Pastre

lundi 19 septembre 2016

Une du numéro 495


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Rien de neuf du côté de la Rose

Nouvelles 82 n°495 du 7 septembre 2016

Après dix ans d'interruption, la Fédération du PS organisait samedi dernier à Cayrac sa fête départementale. Le secrétariat départemental du PCF avait décliné l'invitation, non pas par principe, mais en raison de l'absence au menu de tout débat de fond sur la politique nationale à quelques mois d'échéances électorales décisives. Alors que le désarroi à gauche est à son comble, y compris au sein des électeurs socialistes, un tel échange aurait permis aux participants d'exprimer leurs points de vues sur les mesures gouvernementales prises depuis le début du quinquennat, comme sur les propositions à mettre en œuvre pour une véritable politique de gauche.
Lors du meeting, Valérie Rabault, députée, et Carole Delga, présidente de la Région, ont pris soin de ne jamais aborder les sujets qui fâchent le monde du travail. Hors sujet la politique d'austérité, de même les engagements non tenus et les reniements successifs de Hollande et Valls, le recours au 49-3 et le passage au forceps de la loi El Khomri, la criminalisation des syndicalistes, l'Etat d'urgence...
Les deux intervenantes en sont restées aux enjeux locaux et consensuels, aux incantations électoralistes à garder espoir, aux appels à mettre en échec la droite et l'extrême droite mais sans jamais se référer à des mesures de gauche en rupture véritable avec le libéralisme. Un aveu toutefois, en forme de boomerang: « C'est quand la gauche se renie qu'elle perd tous ses combats ». Cela aurait valu le coup d'être médité.
Pouvait-on s'attendre à un brin de révolte pour un vrai signe d'espoir ? Décidément, rien de bien neuf n'est apparu samedi du côté de Cayrac.
Alain Raynal

jeudi 1 septembre 2016

Une du numéro 494

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Réflexions sur le Front Populaire : 80 ans après !

Nouvelles 82 n°494 du 23 aout 2016

80 ans après les acquis du Front populaire restent  profonds au sein de la société française.
Prenant sa source dans les luttes ouvrières du XIXème siècle, dans la force motrice de la création de la CGT et des partis politiques de gauche, le Front populaire est un long cheminement. C'est d'abord le rassemblement de ceux qui étaient profondément divisés au lendemain de la première guerre mondiale qui avait vu la création du parti communiste et les socialistes s'échouer dans l'union sacrée. Lors des manifestations du 12 février  34  et sa réplique du 14 juillet 1935, un souffle nouveau va traverser la gauche française dans toute sa diversité. Celui de l'unité contre le fascisme. Cette unité est celle des partis (SFIO, PCF, radicaux), mais aussi celle des syndicats (CGT, CGT-U), des associations, du peuple de gauche dans sa grande diversité.
Au delà d'une victoire électorale de gauche contre la réaction, c'est un formidable mouvement populaire de 2 millions de grévistes.
Cette articulation entre victoire électorale et irruption citoyenne (lutte sociale) est l'originalité du Front populaire. Elle va permettre des gains, bien au delà du programme électoral.
Cependant, on ne peut ignorer les efforts politiques qu'il a fallu au jeune PCF pour proposer une alliance allant jusqu'aux radicaux, alors même que deux ans auparavant, ceux-ci gouvernaient avec la droite. Cela nécessita une hardiesse et une résolution sans faille pour construire cette unité, tant à la base qu'au sommet. Mais c'est cette démarche qui fut victorieuse.
Aujourd'hui, il ne s'agit pas de repasser les plats de l'Histoire. Mais avec la montée de l’extreme droite en France et en Europe nous sommes face à un défi de ce genre. Il demande de l'audace et de l'originalité, à l'instar de nos aînés, pour construire les contours d'un rassemblement portant en lui le souffle qui donnera la force à notre peuple de relever la tête.


Extraits d’une tribune de Frédéric Mellier (PCF Gironde)