Journal bi-mensuel édité par le PCF 82

Journal bi-mensuel édité par le PCF 82

mardi 22 mars 2011

Sommaire du numéro 372

Nouvelles 82 n°372 du 22 mars 2011
  • p1 : 
    • Élections cantonales : le Front de gauche s’installe 
  • p2 : 
    • Les résultats complets des 10 cantons de Tarn et Garonne où le front de gauche a présenté un candidat 
  • p3 : 
    • Ce qu’il faut retenir du 1er tour des élections cantonales 
    • Déclaration du collectif 82 du Front de gauche pour le deuxième tour des élections cantonales 
  • p4 : 
    • La poste : un contrat pour quel devenir ? 
    • Les retraités défendent leur pouvoir d’achat 
    • Le syndicalisme, c’est la loi ! 
  • p5 :
    • Le conseil municipal de Montauban a décidé de privatiser ses services de l’eau et de l’assainissement 
    • Lauzerte ; mais où est passé le Président de la République 
  • p6 : 
    • Jean-Luc Mélenchon de passage à Montauban 
    • Echos du meeting du Front de gauche qui s’est déroulé à Toulouse le 16 mars 
  • p7  : 
    • Présentation des assise du journal « l’humanité » qui se déroulent à Toulouse le 1er avril 
    • Le PCF de Montauban fait face à la droite et au FN 
    • Échos de le 5ème marche mémorielle de Borredon organisée par MER 82
  • p8 : 
    • Présentation du livre « Comme l’oiseau » de Philippe Tesseyre
    • Marche contre les violences faites aux femmes
    • Décès de Francisco Gonzalez à l’age de 98 ans

Journal en vente à la fédération du PCF, 68 rue de la république à Montauban. Prix : 1 euro

Le front de gauche s'installe

Nouvelles 82 n°372 du 22 mars 2011

Les premiers enseignements que l’on peut tirer au lendemain du 1er tour des cantonales, montrent à l’évidence la bonne tenue des candidats du Front de gauche. Au plan national son score autour de 10%, devant les Verts et Europe écologie. Avec un score à deux chiffres pour Rodolphe Portolès (10,66%) dans le canton 1 de Montauban, 9,39% à St Antonin avec J-François Castel, et trois candidats qui dépassent les 7%, on peut dire que le Front de gauche s’installe également dans le paysage politique Tarn et garonnais . De nombreux électeurs ont donc soutenu cette volonté de rassemblement à gauche qui a pour objectif de combattre sans complaisance les forces de l’argent La poussée nationale et locale du Front national est dangereuse. Nicolas Sarkozy et ses amis qui ont voulu mettre dans leur programme les thèses lepénistes portent une lourde responsabilité : ils ont légitimé le Front national. De plus les électeurs préférant l’original à la copie, la droite s’est faite siphonner les voix par son extrême. A gauche l’absence de transformation sociale profonde par le PS et le PRG démobilise l’électorat populaire. Cela explique également et en partie la forte abstention à ce scrutin (56 % au plan national) . Ces élections cantonales, que ce soit dans notre département comme au plan national ont véritablement été un premier tour de chauffe dans la perspective des échéances de 2012. Avant cela, le mouvement social devra s’exprimer fortement dans la rue et dans les luttes.

dimanche 13 mars 2011

Sommaire du numéro 371

Nouvelles 82 n°371 du 09 mars 2011
  • p1 : 
    • Les 10 candidats du Fronts de gauche en Tarn et Garonne
  • p2 : 
    • Les échos des luttes en Tarn et Garonne : école, sans papiers, retraités
    • Première réaction sur le projet de rénovation de la cité Issanchou à Montauban
  • p3 : 
    • L’édito de David Pellicer ( voir ci-dessous)
    • Désinvolture et provocation au conseil municipal de Montauban du 28 février
    • La lutte au collège AZNA et le résultat obtenu
  • p4 : 
    • Les orientations budgétaires du Département
    • Les nouvelles installations sportives prévues en Tarn et Garonne
    • Le front de gauche contre la privatisation de la LGV
  • p5 : 
    • Retour à l’eau publique à la mairie de Saint Orens ( 31)
    • Entretien avec Christian Sempé, maire de St Orens
  • p6 : 
    • Réflexion sur la dépendance des personnes âgées
    • Récit de deux expos ; les fusillés de 1941-1944, tableaux d’un artiste Syrien
  • p7 : 
    • Journal de bord des candidats du front de gauche et leurs dernières réunions publiques
  • p8 : 
    • La présentation du livre « l’exil des barbelés » de Colette Berthès
    • Échos du semi marathon de Caussade
  • En supplément : 2 pages consacrées aux élections cantonales à Montauban et Caussade

Journal en vente à la fédération du PCF, 68 rue de la république à Montauban. Prix : 1 euro

Edito

Nouvelles 82 n°371 du 09 mars 2011
Cantonales un moment de mobilisation après les luttes

Les 20 et 27 mars, lors de ces élections cantonales le Front de Gauche veut rassembler  à gauche tous ceux qui s'opposent véritablement au libéralisme. Nous n'avons pas besoin d'une gauche qui accompagne le libéralisme, mais d'une gauche qui combatte les forces de l'argent.   Nous voulons pour le Tarn et Garonne, un département qui résiste, qui s'oppose réellement par l'action, en lien avec les citoyens, à l'étranglement financier de l'État sarkozyste. Il faut donc innover dans une nouvelle ère de la démocratie par l'élection de femmes au conseil général et la mise en place de conseils cantonaux ;
le Conseil général doit être un outil pour s'opposer à la destruction du tissu industriel, des services publics et des terres agricoles. Le parti communiste Français partage pleinement tous ces objectifs, c'est pourquoi il a pris sa place dans le Front de Gauche, aux cotés d'autres forces politiques, de syndicalistes et des citoyens qui veulent vraiment changer la société. Il est urgent d'ouvrir une voie d'espoir à gauche ! Mobilisons nous !
DAVID PELLICER , secrétaire départemental du PCF 82

samedi 26 février 2011

Hommage à Louis Sabatié

Nouvelles 82 n°370 du 23 février 2011

Ce 17 février, à l'appel du PCF, des Jeunes communistes et de l'ANACR , comme chaque année depuis bientôt sept décennies, un hommage à la mémoire de notre camarade Louis Sabatier a été rendu au cimetière de Lafrançaise, commémoration à laquelle s'associe depuis plusieurs années la Municipalité .
Louis, assassiné, fusillé par la milice, le 17 Février 1944 à la Prison St Michel de Toulouse. Adhérent des Jeunesses Communistes dès 1939, il avait 15 ans, Louis, épris de justice, de liberté, s’est révolté contre le régime de Vichy et notamment les lois anti-juives. Son activité de surveillant au lycée Ingres lui permet de développer la propagande dans le cadre de la Phalange Anti-Nazie. Dès 1943 il rejoint les FTPF avec le grade de capitaine. Le 2 février 1944, il fait sauter la vitrine d'un pharmacien, chef de la milice locale et pour se dégager, il blesse mortellement un agent de police. Reconnu, il est arrêté le lendemain dans une salle d'études du lycée. Torturé par la police française puis transféré à Toulouse, il est condamné à mort après une parodie de justice.
Après la prise de parole de Jean Vignoboul (ANACR), Marie Claude Manéra au nom du PCF a notamment déclaré :
« Cet anniversaire au-delà d'un hommage ô combien mérité, est aussi un message d'espoir qui doit être transmis.
Espoir parce qu'un jour, dans les années les plus sombres de notre Histoire, des hommes, des femmes, des jeunes, ont osé l'invraisemblable, défier la bête imonde, s'organiser et lutter, ont su dire non à la barbarie, à la trahison, à l'intolérance.
Espoir parce que ce combat que Louis et ses compagnons ont mené était et reste porteur de vie, de justice et de paix.
Et dans ce monde aujourd'hui, plein de peurs, d'incertitudes, où les inégalités s'aggravent où des bruits de guerre résonnent, l'engagement de Louis pour une société juste, libre, où l'homme puisse vivre dignement est une formidable leçon d'espoir. Car sans espérance, sans rêves, sans liberté, l'Homme ne serait encore qu'un esclave. C'est pour cela que des générations d'hommes et de femmes, d'intellectuels, d'artistes, d'ouvriers, de jeunes se sont engagés dans la lutte et ont aussi payé de leur vie cet engagement
L'engagement, le sacrifice de Louis, et de tous ceux qui tombèrent avec lui n'auront pas été vains, car les générations qui viennent savent se nourrir de leur combat qui fut juste, porteur de liberté, de bonheur et de justice pour tous »
André GREDER 

Carte scolaire : Inquiétudes et mécontentement sont de rigueur

Nouvelles 82 n°370 du 23 février 2011

La rigueur, parlons-en ! Pas celle qui soutiendrait la qualité d’un travail accompli dans l’intérêt des élèves, pour obtenir le meilleur enseignement pour tous. Non ! La rigueur dont on parle, c’est celle d’une machine à calculer qui s’abat froidement sur le système éducatif public pour décider de la disparition d’une classe, de maîtres de soutien, d’intervenants en langue étrangère, et beaucoup plus rarement, de créations de postes. Et les spécificités des territoires (ruralité, zones difficiles…) dans tout ça ? Elles ont bien peu d’importance quand les coupes sombres doivent passer en force. Plus de 60 000 postes « récupérés » en quatre ans, 17 000 encore l’an prochain, cela ne peut aboutir qu’à une politique bâtie à la hache, bien loin du travail de dentellière dont auraient besoin nos jeunes en difficulté scolaire, nos territoires excentrés, nos collèges soit disant pour tous, nos lycées minés par les réformes…
Le Tarn et Garonne n’échappe pas à la faucheuse malgré les apparences, car 14 postes pour 555 élèves supplémentaires, cela implique de rechercher plus de 20 fermetures pour ouvrir dans les écoles où les effectifs explosent.
On arrive à des situations où la moyenne après fermeture se situera au delà des 25 élèves par classe en primaire, avec des classes à deux, voire trois niveaux, accueillant malgré tout des enfants en situation de handicap, ou non francophones. Et ce service sera effectué souvent par de jeunes enseignants qui n’auront quasi aucune formation pratique, sans moyens pour la formation continue, pour le remplacement des congés maladie et parfois maternité, pour l’aide à la direction d’école, ou l’accompagnement des enfants handicapés, sous payés par rapport à leur niveau de formation à BAC + 5, mais sur lesquels on fera peser la responsabilité des 15% d’enfants entrant au collège sans maîtriser les savoirs de base, et des 150 000 jeunes sortant du système scolaire sans diplôme ni formation.
Trop, c’est trop ! Et on voit bien où le gouvernement veut en venir : une école publique au rabais pour le bas peuple, et un système d’enseignement privé toujours plus florissant pour assurer la reproduction des élites, comme en Angleterre ou aux Etats Unis ! La crise et la dette publique servent opportunément à ce pouvoir ultra-libéral pour réaliser enfin son projet dogmatique ! Nous devrons lutter pied à pied pour défendre notre école républicaine, à laquelle certains ingrats du pouvoir n’ont même pas l’honnêteté de reconnaître qu’ils doivent tout ce qu’ils sont.
Danièle PETIT