Journal bi-mensuel édité par le PCF 82

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jeudi 3 avril 2014

Le Surendettement en Tarn et Garonne

Nouvelles 82 n°439 du 19 février 2014

Le Préfet Géraud et le directeur départemental de la banque de France Dominique Martinet (notre photo) ont rendu public le rapport d’activité de la commission de surendettement de Tarn et Garonne pour l’année 2013. La commission départementale a traité 937 dossiers, soit une hausse de 9% par rapport à 2012 (+4,37% au niveau de la région).
Globalement ce nombre de dossier en hausse ne traduit pas une envolée des dettes qui représentent tout de même 26 millions d’euros. . les dettes purement financières sont en régression signe que les citoyens sont bien plus prudents quant aux crédits contractés et de plus en plus méfiants envers les officines du « crédit facile ». Les dettes liées à l’immobilier représentent 35% du montant des dettes.
Par contre, et c’est sans doute le fait marquant des dossiers traités dans notre département, l’endettement des ménages est souvent liées aux dépenses courantes, et en premier lieu aux dépenses de loyer et d’énergie. Elles représentent 44% du montant des dettes. Monsieur le Préfet a vu dans cette situation, une corrélation de la difficulté dans laquelle se trouve l’économie.
On ne peut que souscrire à cette analyse. Si par les années passées, les crédits revolving et autres crédits accordés sans examiner les possibilités de remboursement pour des achats de consommation, étaient souvent la source d’endettements massifs, la situation présentée pour l’année 2013, montre bien les difficultés dans lesquelles se débattent les ménages. C’est au quotidien et pour les dépenses incontournables, que les ménages se trouvent acculées ne pouvant plus y faire face. Qu’on le veuille ou non, la pression sur les salaires, le nombre d’emplois sacrifiés, résultat d’une politique d’austérité orchestrée par le gouvernement, montre ici ses limites. Selon un sondage tout récent, plus d’un tiers des Français affirme ne pas pouvoir boucler la fin de mois. Il est grand temps que cesse la curé d’austérité imposée à notre peuple, au nom d’une crise qui est avant tout celle de la finance.

André GREDER

dimanche 9 février 2014

Une du numéro 438



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Elections municipales : ce que les montalbanais plébiscitent

Nouvelles 82 n°438 du 5 février 2014
 
Depuis que les réunions publiques et les portes à portes du Rassemblement Montauban Citoyenne ont commencé, Marie-Claude Bouyssi, les candidats et les militants qui l'accompagnent ont l'occasion de vérifier leur connaissance de la ville, des attentes de la population, et la pertinence des propositions contenues dans le projet. En effet, la plupart des points forts de ce dernier rencontrent un écho très favorable:
Ce sont: Les navettes gratuites reliant le centre-ville en partant de parking périphériques afin de libérer notre ville des voitures, La construction de nouvelles écoles (en priorité dans la zone Nord) plutôt que d’engouffrer l’argent du contribuable dans un golf, La couronne maraichère autour de la ville, pour produire des fruits et légumes, avec tout ce que cela pourrait permettre (installer des paysans, des productions raisonnées et bio, des circuits courts), La mise en place un véritable réseau de pistes cyclables sécurisées, La démocratie participative par des lieux ou les citoyens pourraient participer aux choix de la municipalité, L’aménagement et l’équipement des quartiers et des hameaux en voirie adaptée, en commerces de proximité, en lieux de vie collectifs (terrains de sports et lieux de réunion), Le retour en régie des services publics, plus particulièrement la gestion de l’eau et le ramassage des déchets ménagers.
Des attentes concrètes, qui concernent tout le monde, proches de la vie réelle des habitants, diamétralement opposées aux réalisations de prestige de la municipalité sortante qui ne concernent que quelques-uns. On le savait! On le disait! On en a la confirmation!

Danièle PETIT

Une du numéro 437


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Le rassemblement Montauban Citoyenne et la LGV

Nouvelles 82 n°437 du 22 janvier 2014
 
Le «Rassemblement Montauban Citoyenne» est composé de citoyens (es) et de plusieurs partis politiques qui n'ont pas la même position au sujet du projet de construction de la LGV (Ligne à Grand Vitesse). Certains y sont favorables, d’autres sont opposés. Il y a donc débat entre nous sur cette question.
Sachant que la décision de construire ou non une telle infrastructure, n’est pas de la compétence d’une commune, ni d’une communauté d’agglomération, le Rassemblement Montauban citoyenne tient unanimement à préciser : 
  • que le financement de la LGV ne doit pas incomber aux collectivités locales car c'est une décision d'Etat et de la compétence de l’Etat. Et ce d’autant plus que par ailleurs l'Etat diminue ses dotations aux collectivités locales dans le cadre de ses politiques d'austérité.
Qu’en conséquence de quoi et contrairement à ce qu'a fait la précédente municipalité :
  • nous n'affecterons plus d'argent à ce projet sur le budget municipal et communautaire et nous réorienterons ces sommes sur des projets de développement du transport en commun de notre ville et communauté : création de navettes gratuites pour irriguer le centre-ville à partir de parkings périphériques, mise en sécurité des pistes cyclables… 
  • nous réserverons la ZAD entre Bressols et Montauban qui a été créé pour construire une zone économique encore non définie, au développement d'une zone vivrière pour lutter contre l'artificialisation des sols et développer une économie en lien avec les besoins des habitant-es qui privilégie les circuits courts.
 

dimanche 12 janvier 2014

Une du numéro 436


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BISCUITERIES POULT : une pièce dans le puzzle de la spéculation financière

Nouvelles 82 n°436 du 8 janvier 2014

C’est officiel : le biscuitier Poult cherche un repreneur. Installé à Montauban depuis cent vingt-sept ans, il emploie 400 salariés. L’industriel, leader français sur son marché de référence, affiche un chiffre d’affaire en augmentation de 13% en 2013, soit un résultat de 230 millions d’euros. N’empêche, son unique actionnaire, LBO France,
reprend ses billes. Difficile à comprendre. Sauf à considérer que le biscuitier n’est qu’une pièce au milieu d’un puzzle financier spéculatif : un LBO, de l’anglais, « Leverage Buy-Out ». Traduisez : un montage juridico-financier de rachats d’entreprises financés par un effet de « levier », c’est-à-dire par l’utilisation privilégiée du crédit bancaire. Ceci permet aux investisseurs de dépenser le moins possible de leurs fonds propres, en s’endettant auprès des banques. Les créances seront ensuite remboursées par les profits générés par les entreprises achetées. Une martingale qui a permis à LBO France qui détient les biscuiteries Poult depuis 2006, de se séparer de sa filiale polonaise pour un montant évalué à 125 millions d’euros. Le dossier polonais clos, la vente du biscuitier montalbanais devrait intervenir dans le courant du premier trimestre 2014. Mais le schéma spéculatif des LBO n’est pas sans risque. Les entreprises rachetées doivent générer des profits, afin de rembourser les emprunts contractés. Dès 2012, l’agence de notation Moody’s prévenait : « D’ici 2015, un quart des 254 entreprises européennes achetées par un LBO cumulent une dette globale de 133 milliards d’euros. A terme, certaines pourraient faire défaut. ». Ce n’est pas le cas des biscuiteries Poult, ce qui explique en partie, leur vente précipitée. Lancé à la recherche de plusieurs investisseurs, Carlos Verkaeren, PDG de l’entreprise montalbanaise anticipe : « Personne ne peut garantir qu’il n’y aura pas de suppressions de postes ». Mais il est certain que si l’hypothèse émise par l’agence Moody’s se précise, en France comme en Europe, des dizaines de milliers d’emplois seront à nouveau sacrifiés sur l’autel de la spéculation. 
Annaba