Journal bi-mensuel édité par le PCF 82

Journal bi-mensuel édité par le PCF 82

mercredi 8 février 2017

Une du numéro 504


Ce numéro est disponible au 68 rue de la République à Montauban. Prix : 1 euro
Il est également possible de s’abonner au journal en écrivant à la même adresse

Inventer un nouveau modèle agricole

Nouvelles 82 n°504 du 18 janvier 2017

Les Chambres d’Agriculture et l'INSEE s'accordent pour estimer que le revenu agricole a chuté de 26% en 2016 par rapport à 2015. Les prix à la production ont sévèrement baissé : - 9,2 % pour les céréales (avec moins 23,9% de récolte dus aux mauvaises conditions climatiques), -3,9 % pour la viande (avec un recul de 1,1 % du volume produit), -6,7% pour le lait, -9 % pour la récolte du raisin...

A la réduction des gains des producteurs s'ajoutent un effondrement de l'emploi agricole et de graves préjudices environnementaux et sanitaires. La cause principale a un nom : productivisme ! En Europe, pour rester compétitif, la PAC a favorisé l'élimination des exploitations familiales pour mettre en œuvre une politique libérale qui a démantelé les outils de régulation, synonyme de concentrations au profit des multinationales de l'agro-industrie, de l'agro-alimentaire et de la grande distribution.

Alors qu'à travers le monde un milliard de personnes souffre de la faim et qu'en France même 9 millions vivent en dessous de seuil de pauvreté, face aussi aux défis climatique et écologique, le PCF plaide pour que la ruralité devienne attractive avec un retour à l'agriculture paysanne qui invente un nouveau modèle agricole visant à assurer la souveraineté alimentaire et une alimentation de qualité pour le bien être des gens. Cet objectif repose sur une juste rémunération du travail de la terre, en valorisant les filières alternatives labellisées, vivrières, biologiques avec des circuits courts pour la vente, en luttant contre le gaspillage et les pertes de récoltes. Face à ces enjeux de société, la puissance publique a un rôle majeur à jouer : elle doit favoriser la coopération, veiller au déploiement des services publics et accroître son influence au sein des Sociétés d’Aménagement Foncier et Rural (SAFER) pour inverser le processus de concentration et assurer des réserves foncières, notamment à proximité des villes, en vue de consolider des petites exploitations et installer de jeunes agriculteurs. Dans cette perspective, la recherche agronomique doit se développer et l'Enseignement agricole public, bien malmené actuellement, doit assurer une formation professionnelle et technologique de haut niveau.  

Guy Jamme

lundi 16 janvier 2017

Une du numéro 503


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Ces personnalités locales qui ont marqué la vie du Tarn-et-Garonne

Nouvelles 82 n°503 du 4 janvier 2017

Marie-Rose Gineste (1911/2010)

Femme catholique d’action, résistante, Juste parmi les Nations

Née à Canals, Marie-Rose Gineste est issue d'une famille de paysans. D'abord couturière à Montauban, elle est vite sensibilisée par le syndicalisme et devient en 1936 responsable au sein de l'UD-CFTC qui a une influence marquée parmi les employés du commerce. Collaboratrice à l'évêché, elle coopère à « Témoignage Chrétien », puis dès 1940 entre en résistance et facilite le passage de la ligne de démarcation, sert d'agent de liaison à l'organisation « Cominternationalbat », établit des boîtes aux lettres secrètes, met en place des groupes clandestins, se charge de trouver des refuges à des enfants et adultes Juifs dans des couvents ou des familles, établit de faux papiers et de fausses cartes d'alimentation grâce à des tampons de mairie, de préfecture ou de police qu'elle a dérobés, installe un émetteur chez elle, héberge par la suite des agents et des aviateurs alliés.

Suite à la rafle du Vel d’Hiv à Paris, l'évêque de Montauban, Monseigneur Théas, charge Marie-Rose Gineste de taper sur stencil et de dupliquer la lettre pastorale qui sera lue à la messe du 30 août 1942 : « Les mesures antisémites actuelles sont un mépris de la dignité humaine. Des hommes et des femmes sont traités comme un vil troupeau et envoyés vers une destination inconnue avec la perspective des plus graves dangers. Je proclame que tous les hommes sont frères et que quelle que soit leur race ou leur religion, ils ont droit au respect des individus et des États ». Enfourchant sa légendaire bicyclette (aujourd’hui déposée au Mémorial Yad Vashem à Jérusalem dédié aux victimes de la Shoah), elle achemine la missive dans les paroisses du sud du diocèse, ses amis Mlle Puig et M. Bossu se chargeant du reste. 

Celle qu'on appelait respectueusement « Mademoiselle Gineste » siégea au Comité Départemental de Libération puis au Conseil municipal de Montauban et fut nommée « Juste parmi les Nations » et décorée de la Légion d’Honneur et de plusieurs autres distinctions.  

Guy Jamme

mardi 27 décembre 2016

Une du numéro 502


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Des réfugiés bien accueillis chez nous !

Nouvelles 82 n°502 du 14 décembre 2016

Bruniquel est l’un des deux villages du département qui a ouvert un centre d’accueil et d’orientation. 21 adultes, Soudanais, Afghans, Guinéens et Libyens, tous en provenance de Calais, sont hébergés à l’ancienne gendarmerie. Le maire Michel Montet a bien voulu répondre à nos questions

Comment êtes-vous devenu un village qui accueille les réfugiés ?

Le conseil municipal s’est prononcé favorablement et sans réticences. L’état nous ayant fourni des garanties minimum et la mise à disposition de deux agents, nous avons considéré que cela était possible 

Et la population ?

Les 15 premiers jours n’ont pas été faciles, car les « ont dit » allaient bon train. Certains medias ont été très présents recherchant un peu trop le scandale, mais cela été de courte durée ; l’attitude négative de quelques membres du FN n’a pas aidé.

Pourquoi de courte durée ?

Parce que très vite la population s’est mobilisée. Les habitants du village ont tout organisé et ont équipé totalement les logements. Un grand élan de solidarité qui a dépassé mes espérances

Cela se traduit comment ?

Des bénévoles se relaient pour faire la cuisine, d’autres donnent des cours de Français, certains les transportent. Une fête a même été organisée où chaque villageois a apporté un plat. Les catholiques encouragés par le curé du Village, Guy Chauchefoin se sont mobilisés eux aussi.

Cela fait du bien à tout le village n’est-ce pas ?

Oui car même des gens de la commune qui ne se connaissaient pas se sont retrouvés à travers des valeurs fortes de fraternité. Ils ont appris à se connaitre.

Et les réfugiés ?

Quand ils sont arrivés, leurs visages étaient fermés ils se sentaient perdus. Mais l’accueil très chaleureux qui leur a été réservé a fait du bien et ils nous ont remerciés.

Quel est leur avenir ?

Ce qu’ils vivent à présent est une pause par rapport à ce qu’ils ont durement vécu à Calais. Ils respirent un peu. C’est sûr que leur problème n’est pas réglé, ils sont venus à Calais pour aller en Angleterre ; ils vont en faire la demande mais rien n’est acquis et certains ont commencé à envisager de retourner dans leur pays 

Et si c’était à recommencer ?

Vu la manière dont tout cela s’est passé, j’y suis prêt. Sans les bénévoles cela ne passe pas. Et eux, livrés à eux même, ce serait impossible. Ils sont reconnaissants, on n’a pas réglé leur problème mais il fallait commencer.

Recueilli par André GREDER

lundi 5 décembre 2016

Une du numéro 501

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