Journal bi-mensuel édité par le PCF 82

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dimanche 9 février 2014

Le rassemblement Montauban Citoyenne et la LGV

Nouvelles 82 n°437 du 22 janvier 2014
 
Le «Rassemblement Montauban Citoyenne» est composé de citoyens (es) et de plusieurs partis politiques qui n'ont pas la même position au sujet du projet de construction de la LGV (Ligne à Grand Vitesse). Certains y sont favorables, d’autres sont opposés. Il y a donc débat entre nous sur cette question.
Sachant que la décision de construire ou non une telle infrastructure, n’est pas de la compétence d’une commune, ni d’une communauté d’agglomération, le Rassemblement Montauban citoyenne tient unanimement à préciser : 
  • que le financement de la LGV ne doit pas incomber aux collectivités locales car c'est une décision d'Etat et de la compétence de l’Etat. Et ce d’autant plus que par ailleurs l'Etat diminue ses dotations aux collectivités locales dans le cadre de ses politiques d'austérité.
Qu’en conséquence de quoi et contrairement à ce qu'a fait la précédente municipalité :
  • nous n'affecterons plus d'argent à ce projet sur le budget municipal et communautaire et nous réorienterons ces sommes sur des projets de développement du transport en commun de notre ville et communauté : création de navettes gratuites pour irriguer le centre-ville à partir de parkings périphériques, mise en sécurité des pistes cyclables… 
  • nous réserverons la ZAD entre Bressols et Montauban qui a été créé pour construire une zone économique encore non définie, au développement d'une zone vivrière pour lutter contre l'artificialisation des sols et développer une économie en lien avec les besoins des habitant-es qui privilégie les circuits courts.
 

dimanche 12 janvier 2014

Une du numéro 436


Ce numéro est disponible au 68 rue de la République à Montauban. Prix : 1 euro
Il est également possible de s’abonner au journal en écrivant à la même adresse

 

BISCUITERIES POULT : une pièce dans le puzzle de la spéculation financière

Nouvelles 82 n°436 du 8 janvier 2014

C’est officiel : le biscuitier Poult cherche un repreneur. Installé à Montauban depuis cent vingt-sept ans, il emploie 400 salariés. L’industriel, leader français sur son marché de référence, affiche un chiffre d’affaire en augmentation de 13% en 2013, soit un résultat de 230 millions d’euros. N’empêche, son unique actionnaire, LBO France,
reprend ses billes. Difficile à comprendre. Sauf à considérer que le biscuitier n’est qu’une pièce au milieu d’un puzzle financier spéculatif : un LBO, de l’anglais, « Leverage Buy-Out ». Traduisez : un montage juridico-financier de rachats d’entreprises financés par un effet de « levier », c’est-à-dire par l’utilisation privilégiée du crédit bancaire. Ceci permet aux investisseurs de dépenser le moins possible de leurs fonds propres, en s’endettant auprès des banques. Les créances seront ensuite remboursées par les profits générés par les entreprises achetées. Une martingale qui a permis à LBO France qui détient les biscuiteries Poult depuis 2006, de se séparer de sa filiale polonaise pour un montant évalué à 125 millions d’euros. Le dossier polonais clos, la vente du biscuitier montalbanais devrait intervenir dans le courant du premier trimestre 2014. Mais le schéma spéculatif des LBO n’est pas sans risque. Les entreprises rachetées doivent générer des profits, afin de rembourser les emprunts contractés. Dès 2012, l’agence de notation Moody’s prévenait : « D’ici 2015, un quart des 254 entreprises européennes achetées par un LBO cumulent une dette globale de 133 milliards d’euros. A terme, certaines pourraient faire défaut. ». Ce n’est pas le cas des biscuiteries Poult, ce qui explique en partie, leur vente précipitée. Lancé à la recherche de plusieurs investisseurs, Carlos Verkaeren, PDG de l’entreprise montalbanaise anticipe : « Personne ne peut garantir qu’il n’y aura pas de suppressions de postes ». Mais il est certain que si l’hypothèse émise par l’agence Moody’s se précise, en France comme en Europe, des dizaines de milliers d’emplois seront à nouveau sacrifiés sur l’autel de la spéculation. 
Annaba

dimanche 29 décembre 2013

Une du numéro 435


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Mandela, Barghouti... Poursuivre

Nouvelles 82 n°435 du 18 décembre 2013

Je veux garder en mémoire ces scènes émouvantes des chants de lutte et les danses du peuple sud-africain offrant à Soweto une leçon de dignité à l'humanité toute entière. Un hommage pour célébrer avant tout la vie parce qu'ils savent ce qu'ils doivent à Mandela de liberté, d'émancipation, de courage et de réconciliation.
Je n'oublierai pas toutes ces manifestations, certaines réprimées par la police, organisées en France par les jeunes communistes pour obtenir la libération de celui qui croupissait depuis si longtemps dans les geôles de l'apartheid. Ni les campagnes de « l'Humanité » pour appeler au boycott du régime raciste d'Afrique du Sud.
Comment alors ne pas être indigné par la vue aux obsèques officielles de quelques « grands » de ce monde. Certains parmi eux, ou leurs prédécesseurs du même bord, s'étaient tus, n'avaient pas levé le petit doigt, traitaient Mandela de « terroriste » ou avaient largement collaboré avec le pouvoir sud-africain d'alors. Comme ce fut par exemple le cas des dirigeants américains et israéliens. Ces derniers exécraient les propos de Mandela lorsqu'il affirmait « notre liberté est incomplète sans la liberté des palestiniens ».
Garder confiance en l'avenir, c'est en revanche s'imprégner durablement du message d'espoir en hommage à Mandela de Marwan Barghouti, leader palestinien injustement enfermé depuis onze ans dans une prison israélienne. « Vous êtes bien plus qu'une inspiration. Et de ma cellule, je vous dis que notre liberté semble possible parce que vous avez obtenu la vôtre. L'apartheid ne l'a pas emporté en Afrique du Sud et il ne l'emportera pas en Palestine».

Alain Raynal

dimanche 15 décembre 2013

Une du numéro 434


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Edito


Nouvelles 82 n°434 du 4 décembre 2013

« L'augmentation de la TVA annoncée par le Président (…) sera un 
nouveau coup dur. C'est une véritable erreur de politique économique, car la consommation va être davantage pénalisée. C'est une mesure injuste, car les plus modestes - ceux qui consacrent la part la plus importante de leurs revenus à la consommation - en paieront proportionnellement la part la plus grande».
 
Serait-ce là un communiqué du PCF ou du Front de Gauche ? Une déclaration publique de Pierre Laurent ? Et bien non, ces belles paroles sont extraites d’un communiqué du PS, alors parti de l’opposition gouvernementale, paru le 6 janvier 2012. Et bien alors, Mesdames et Messieurs les Socialistes ? J’aurais besoin d’une petite explication, car sans être trop bête ni trop bornée, j’ai un peu de mal à comprendre comment ce qui était néfaste à vos yeux il y a de cela 2 ans à peine (« une nouvelle hausse de cet impôt injuste (…) pénaliserait encore un peu plus les classes populaires et moyennes » dixit vous-mêmes) peut dorénavant être le salut de la Nation ? Et encore une autre petite chose, dites-moi comment vous pouvez vous sentir proche du Peuple et des travailleurs (rappelez-vous le fameux « Moi Président de la République (…), j'aurai toujours le souci de la proximité avec les Français ») quand le patron du MEDEF défend votre augmentation de la TVA et s’en réjouit ? 

Car oui, cette augmentation est la vôtre, pas la mienne. Je ne me renie pas, moi. Je pensais en 2012 que cet impôt était une injustice (faire payer tous les ménages au même niveau, quels que soient leurs revenus, que l’on ne vienne pas me dire que ce n’est pas inique ?), et je le pense encore aujourd’hui. M’obliger à payer plus cher mes courses à partir du 1er janvier prochain pour réduire selon vos termes le « coût » du travail est une hérésie que je ne peux accepter. Car non, le travail n’a pas de coût. Il a un prix, celui des travailleurs recevant un salaire en contrepartie de la vente de leur force de travail. C’est le seul travail des hommes et des femmes qui est à l’origine de la production de la valeur ajoutée dans une entreprise. Ce qui a un coût, ce sont les milliards d’euros de cadeau fiscal fait au Patronat. Ce sont les milliards d’euros de dividendes versés aux actionnaires. C’est là qu’il faut agir, et non pas dans mon porte-monnaie. C’est pour cela que j’ai marché le 1er décembre : pour vous réclamer une véritable révolution fiscale, et je n’étais pas la seule !

Marie NADAL