Journal bi-mensuel édité par le PCF 82

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dimanche 29 décembre 2013

Mandela, Barghouti... Poursuivre

Nouvelles 82 n°435 du 18 décembre 2013

Je veux garder en mémoire ces scènes émouvantes des chants de lutte et les danses du peuple sud-africain offrant à Soweto une leçon de dignité à l'humanité toute entière. Un hommage pour célébrer avant tout la vie parce qu'ils savent ce qu'ils doivent à Mandela de liberté, d'émancipation, de courage et de réconciliation.
Je n'oublierai pas toutes ces manifestations, certaines réprimées par la police, organisées en France par les jeunes communistes pour obtenir la libération de celui qui croupissait depuis si longtemps dans les geôles de l'apartheid. Ni les campagnes de « l'Humanité » pour appeler au boycott du régime raciste d'Afrique du Sud.
Comment alors ne pas être indigné par la vue aux obsèques officielles de quelques « grands » de ce monde. Certains parmi eux, ou leurs prédécesseurs du même bord, s'étaient tus, n'avaient pas levé le petit doigt, traitaient Mandela de « terroriste » ou avaient largement collaboré avec le pouvoir sud-africain d'alors. Comme ce fut par exemple le cas des dirigeants américains et israéliens. Ces derniers exécraient les propos de Mandela lorsqu'il affirmait « notre liberté est incomplète sans la liberté des palestiniens ».
Garder confiance en l'avenir, c'est en revanche s'imprégner durablement du message d'espoir en hommage à Mandela de Marwan Barghouti, leader palestinien injustement enfermé depuis onze ans dans une prison israélienne. « Vous êtes bien plus qu'une inspiration. Et de ma cellule, je vous dis que notre liberté semble possible parce que vous avez obtenu la vôtre. L'apartheid ne l'a pas emporté en Afrique du Sud et il ne l'emportera pas en Palestine».

Alain Raynal

dimanche 15 décembre 2013

Une du numéro 434


Ce numéro est disponible au 68 rue de la République à Montauban. Prix : 1 euro
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Edito


Nouvelles 82 n°434 du 4 décembre 2013

« L'augmentation de la TVA annoncée par le Président (…) sera un 
nouveau coup dur. C'est une véritable erreur de politique économique, car la consommation va être davantage pénalisée. C'est une mesure injuste, car les plus modestes - ceux qui consacrent la part la plus importante de leurs revenus à la consommation - en paieront proportionnellement la part la plus grande».
 
Serait-ce là un communiqué du PCF ou du Front de Gauche ? Une déclaration publique de Pierre Laurent ? Et bien non, ces belles paroles sont extraites d’un communiqué du PS, alors parti de l’opposition gouvernementale, paru le 6 janvier 2012. Et bien alors, Mesdames et Messieurs les Socialistes ? J’aurais besoin d’une petite explication, car sans être trop bête ni trop bornée, j’ai un peu de mal à comprendre comment ce qui était néfaste à vos yeux il y a de cela 2 ans à peine (« une nouvelle hausse de cet impôt injuste (…) pénaliserait encore un peu plus les classes populaires et moyennes » dixit vous-mêmes) peut dorénavant être le salut de la Nation ? Et encore une autre petite chose, dites-moi comment vous pouvez vous sentir proche du Peuple et des travailleurs (rappelez-vous le fameux « Moi Président de la République (…), j'aurai toujours le souci de la proximité avec les Français ») quand le patron du MEDEF défend votre augmentation de la TVA et s’en réjouit ? 

Car oui, cette augmentation est la vôtre, pas la mienne. Je ne me renie pas, moi. Je pensais en 2012 que cet impôt était une injustice (faire payer tous les ménages au même niveau, quels que soient leurs revenus, que l’on ne vienne pas me dire que ce n’est pas inique ?), et je le pense encore aujourd’hui. M’obliger à payer plus cher mes courses à partir du 1er janvier prochain pour réduire selon vos termes le « coût » du travail est une hérésie que je ne peux accepter. Car non, le travail n’a pas de coût. Il a un prix, celui des travailleurs recevant un salaire en contrepartie de la vente de leur force de travail. C’est le seul travail des hommes et des femmes qui est à l’origine de la production de la valeur ajoutée dans une entreprise. Ce qui a un coût, ce sont les milliards d’euros de cadeau fiscal fait au Patronat. Ce sont les milliards d’euros de dividendes versés aux actionnaires. C’est là qu’il faut agir, et non pas dans mon porte-monnaie. C’est pour cela que j’ai marché le 1er décembre : pour vous réclamer une véritable révolution fiscale, et je n’étais pas la seule !

Marie NADAL

dimanche 24 novembre 2013

Une du numéro 433



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Panthéon : Osez le féminisme M. le Président !

Nouvelles 82 n°433 du 21 novembre 2013

Une grande consultation nationale est lancée pour éclairer le choix du Président de la République en vue de l'entrée au Panthéon d'une nouvelle personnalité illustre. Aujourd'hui, seules deux femmes y reposent pour 71 hommes : Sophie Berthelot, non pour ses mérites personnels, mais pour ne pas être séparée de son mari Marcelin (1827/1907), chimiste, et Marie Curie (1867/1934), deux fois prix Nobel, pionnière de la physique nucléaire. Introniser un personnage dans ce temple républicain n'est pas anodin : c'est la reconnaissance d'un engagement et d'une œuvre. Admettre la place des femmes dans l'Histoire nationale serait un acte fort en faveur de l'égalité des sexes. Plusieurs d'entre-elles mériteraient assurément cet hommage.

 Olympe de Gouges (1748/1793), née à Montauban, pourrait figurer parmi les nominées. Elle est l'auteure d'une vingtaine de pièces de théâtre liées à l’actualité, de romans et d’écrits politiques dont les derniers l'ont conduite à l’échafaud. Pionnière du féminisme, elle avait rédigé en 1791 la Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne proclamée sur la Place Nationale en 1975, alors qu'elle était encore inconnue, par André Benedetto avec l'aide de Félix Castan.

Louise Michel (1830/1905) exerça comme institutrice. Militante aux idées féministes, elle était liée au révolutionnaire Blanqui. En 1871, elle participa activement aux événements de la Commune de Paris si bien que, capturée, elle fut déportée en Nouvelle-Calédonie. Revenue en France en 1880, très populaire, elle batailla en faveur des prolétaires.

Lucie Aubrac (1912/2007), incarne le courage. Elle prit part à tous les combats contre l'occupant allemand et l'idéologie nazie et contre toute forme d'oppression et s'engagea aussi pour le droit des femmes et la justice sociale aux côtés des plus démunis et des opprimés. 

Germaine Tillion (1907/2008), ethnologue et historienne, est connue comme une Résistante de premier plan. Sa vie et son œuvre témoignent de son sens de la justice, de son courage et de sa lucidité.

Et si le choix honorait une prolétaire ? Celui de Martha Desrumaux (1897/1982) serait symbolique à plus d’un titre. Orpheline, ouvrière du textile dans le Nord dès 9 ans, syndiquée à la CGT à 13, communiste, elle lutta pour améliorer les conditions de travail et de vie et l’égalité de salaire hommes-femmes. En 1936, elle était la seule présence féminine lors des « Accords Matignon ». Déportée pour faits de Résistance, elle organisa la solidarité dans les camps. Elle est la première femme élue députée en 1945. 

Pour combler les oublis de l'Histoire, que la devise du Panthéon se lise aussi « Aux grandes femmes la Patrie reconnaissante ! ».

mercredi 13 novembre 2013

Une du numéro 432


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Edito


Nouvelles 82 n°432 du 6 novembre 2013

« Mais qui veut la mort du Front de Gauche ? C’est pas nous, c’est pas nous… » Et non, n’en déplaise à certains, les Communistes ne veulent absolument pas la mort du Front de Gauche. Bien au contraire : ils y tiennent et ils ne veulent que le pérenniser. C’est pour cela qu’ils souhaitent faire élire dans les municipalités des majorités de gauche capables de mettre en place des politiques au service de toutes et tous, des politiques de défense des services publics, des politiques permettant de barrer la route à la droite et au F-Haine. Que cela se fasse, comme à Paris, en partant dès le premier tour sur une liste de rassemblement comprenant des socialistes. Ou bien en présentant une liste indépendante dès le premier tour, comme dans une majorité de grandes villes telles que Marseille, Lyon ou Poitiers. Une même ambition pour tous mais plusieurs voies à suivre pour y parvenir. Tous les chemins mènent bien à Rome, non ?

Tout communiste élu sera un ou une élu(e) du Front de Gauche, que cette élection ait été gagnée sous la bannière du FDG, du PCF ou de toute autre composition politique progressiste soutenue par les deux premières, telle que Montauban Citoyenne. Ce sera un élu de combat et de terrain sur lequel les citoyens pourront compter tout au long de son mandat pour porter leurs aspirations. Un élu libre et indépendant n’ayant qu’une seule vocation : mener une véritable politique de gauche.

Notre Front de Gauche doit se poursuivre : il doit même être élargi. Rassembler pour mieux lutter, sans perdre notre entité. Avoir des élus, ensemble, pour mettre en pratique au niveau local nos politiques anti-austérité. Grandir pour l’Humain d’abord !

Marie NADAL